Écoles : le Conseil d’État valide la circulaire Blanquer sur la transidentité

Selon des associations, les données chiffrées présentes dans cette circulaire « émanent d’associations LGBTQIA+ ».
BLANQUER

En 2021, Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Éducation nationale, publiait une circulaire intitulée « Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire ». Un document ayant « pour objet de rappeler, dans le respect du droit commun, les règles à suivre pour prendre en compte les élèves transgenres et partager les bonnes pratiques qui ont pu être mises en œuvre dans des établissements scolaires en vue de faciliter leur accompagnement et les protéger », une sorte de guide pour le personnel éducatif. Une circulaire que le Conseil d’État a définitivement validée, ce vendredi 29 décembre 2023, malgré des requêtes en annulation déposées par les associations SOS Éducation et Juristes pour l’enfance. La plus haute juridiction a jugé que la circulaire « n’a pas porté illégalement atteinte à l'exigence de protection de l'intérêt supérieur de l’enfant ».

SOS Éducation avait alerté Blanquer

Contactée par BV, Sophie Audugé, déléguée générale de SOS Éducation, ne cache pas sa déception : « L'État n’est pas capable de protéger les enfants. » Elle explique : « En septembre 2021, quand Jean-Michel Blanquer sort sa circulaire, on ne connaît pas grand-chose au sujet. » Pour comprendre de quoi il retourne exactement, l’association étudie les propositions du ministre et collecte un grand nombre d'informations. Elle s'aperçoit vite que les données chiffrées présentes dans la circulaire « émanent d’associations LGBTQIA+ », dont la neutralité sur un tel sujet peut être discutée. En se basant sur des études venues de pays précurseurs qui commencent à faire machine arrière en matière de transition, comme l’Angleterre ou la Suède, SOS Éducation parvient également à mettre en évidence « qu’aucune donnée scientifique n’a prouvé que la transition était favorable au développement de l'enfant ». L’association prend alors la décision d’adresser une note de 80 pages à Jean-Michel Blanquer mettant en évidence que « rien ne démontre qu’il y a un intérêt à accompagner mais au contraire qu’il faut adopter une approche vigilante d’attente, notamment dans la transition sociale ».

Malgré tout, le ministre de l’Éducation persiste et signe et le Conseil d’État, dont l’impartialité est mise en doute, entérine sa circulaire. Sophie Audugé confie : « J’en veux à Jean-Michel Blanquer de s’être assis sur les informations qu’il avait. C’est dangereux pour l’enfant. Ça engage l’enfant dans un processus dont il aura du mal à sortir. »

Les élèves transgenres choyés

Dans les faits, la circulaire impose « de veiller à ce que le prénom choisi soit utilisé par l'ensemble des membres de la communauté éducative » et prévoit des aménagements concernant « l’usage des espaces d'intimité » comme le fait d’autoriser « l'élève à occuper une chambre dans une partie de l'internat conforme à son identité de genre » ou « à utiliser les toilettes et vestiaires conformes à son identité de genre ». Un élève né garçon mais se ressentant fille pourra donc demander à intégrer un dortoir féminin dans un internat et à se changer dans le vestiaire des filles lors des cours d'éducation physique et sportive. La circulaire précise : « Les solutions mises en œuvre devront nécessairement avoir fait l'objet d'un consensus. » Autrement dit, si les autres élèves ou leurs parents s’y opposent, cela ne se fera pas.

Les non-trans muselés

Pour Émilienne Balon, responsable du réseau Parents vigilants en Île-de-France, ces mesures permettent à l’Éducation nationale de se dédouaner : « Ce sont les parents qui portent la culpabilité d’une éventuelle discrimination mais l'Éducation nationale aura fait ce qu’il faut. » Elle ajoute : « Sous couvert de lutte contre les discriminations, on oblige les établissements, les élèves et leurs parents à accepter des situations qui ne leur conviennent pas. » Oui, la peur d’être accusé de transphobie pour avoir refusé de partager son vestiaire existe et elle met certains enfants dans l’embarras, elle force leur consentement.

Sophie Audugé va plus loin. Elle affirme que les recommandations faites dans la circulaire « altèrent la liberté de conscience » des enfants et de leurs familles. Faute d’avoir pu faire annuler cette circulaire, elle appelle les parents à la plus grande vigilance. Et les invite à s’informer pour protéger leurs enfants. Après tout, n'est-ce pas leur rôle ?

Vos commentaires

29 commentaires

  1. Du passé faisons table rase , telle est la devise de nos dirigeants dans tous les domaines. Blanquer, le mal aimé de l’éducation nationale est récupéré lorsqu’il s’agit de nuire et de détruire.

  2. Combien de petits « trans » sont répertoriés dans l’éducation nationale la mal nommée ? (L’école est la pour instruire .)
    Faire des lois pour une infime minorité .Engager de chantiers au niveau national aux « normes » pour qqes cas de ci de là. Cet état marche sur la tête!

  3. A force de perturber nos adolescents en les affaiblissant, ils ne vont plus être en situation de se défendre et devenir des guerriers qu’il faudra qu’ils deviennent face au envahisseurs qui eux auront moins de problème pour prendre le dessus et conquérir l’Europe, alors que c’est l’inverse qu’il faut faire n’en déplaise aux bien pensant, mais on se dirige vers une guerre de civilisation et il faudra des hommes pour ne pas dire des guerriers pour garder notre civilisation, ce sont les mêmes qui ont désarmé la France avant la deuxième guerre mondiale, ils ont évolués mais en pire.

  4. Pas de soucis dans certaines zones de non droits … la charria ayant remplacé les directives du ministère dans les « centres culturels et cultuels »!!!

  5. S’il faut respecter un enfant qui se cherche (Trans), ne trouvez-vous pas qu’il faudrait « en même temps » se préoccuper de son avenir en lui expliquant, par des moyens psychologiques, tous les dangers irréversibles liés à ce genre de transformation. Beaucoup, j’en suis sûr, réfléchiraient à deux fois, comme beaucoup ont regretté ce geste. Ce problème n’est pas un fait de société mais il est vieux comme l’homme sur terre, sachant que pour certains l’adolescence ne se passe pas toujours bien surtout lorsqu’ils sont encouragés dans l’envie de se transformer par des parents qui feraient bien de consulter un psy pour eux-mêmes.

  6. Que pouvons-nous attendre d’un ministre de gauche si ce n’est la traitrise et l’hypocrisie. Le woke ne prend pas en France parce que les français restent fiers de leur culture, n’en déplaise à macron et de leur histoire.

  7. Sophie Audugé est une personne fiable et courageuse .
    Le ministre en qui tout le monde croyait alors ,préparait sa traîtrise ..

  8. Donc, les établissements scolaires vont devoir fabriquer trois types de vestiaires ? ! … Un pour les « filles », un pour les « garçons » et un pour tous les autres ? ! … Et ceux qui vont se « dirent » des écureuils ? ! … Et tout « le reste » sera t-il NON discriminé ? …

    ET SI l’école servait à apprendre à – LIRE – ECRIRE – COMPTER ? ! … Mais pour cela il faudrait que les « minorités agissantes » n’aient pas grand porte ouverte dans ce pilier d’une civilisation … La décadence est « en marche » et s’accélère depuis mai 2017 ! …

    • En fait, il faut 4 toilettes, une pour les filles, une pour les garçons, une pour les filles qui se disent garçon et une pour les garçons qui se disent filles !

  9. Plutôt que d’envoyer des gamins mal dans leur peau consulter des psychiatres, les ministres pondent des circulaires totalement idiotes qui ne sont pas autre chose qu’une manière de baisser son pantalon face à des groupes ultra minoritaires mais ultra activistes. La crainte d’un ministre est de passer dans les médias pour un méchant réac. Alors ces pseudo ministres font n’importe quoi.
    Quand on songe que Blanquer nous a été vendu par la macronie comme étant un ministre de droite. Mais il est vrai qu’en France la droite n’existe pas.

  10. les petits voyeurs savent quoi faire…légalement ! mais, pardon : depuis les cours d’éducation sexuelle, il n’y a plus de petit voyeur…

  11. Tout détruire , même ce que l’on a de plus cher , nos petits , c’est bien ce que font ces élus . Oui parents , soyez vigilants , ne pas accepter . Quand à monsieur Blanquer je lui suggère d’aller jusqu’au bout : c’est à dire de prévoir des locaux à part pour ces élèves (toilettes , chambres , vestiaires ) les compétitions sportives également pour une vraie justice . Nos enfants n’ont pas à subir ce genre de dérives .

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

La diaspora algérienne est devenue un outil d’ingérence
Gabrielle Cluzel sur CNews
Lire la vidéo

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois