[EXCLU BV] Récemment restauré, un calvaire est vandalisé à Reims

À la désolation, il préfère l’action : « Pour ne rien vous cacher, on va en refaire trois au même endroit juste pour le symbole ! »
DESTRUCTION

« Ça fait mal au cœur, c’est toujours dommage de voir son travail détruit, mais au-delà de cette douleur, ça touche à l’âme parce que scier une croix, c’est incompréhensible », se désole Pierre, président du Cercle Clovis. Cette jeune association, qui reconnaît s'être inspirée des actions de SOS Calvaires, regroupe des étudiants et jeunes actifs rémois « de milieux sociaux très divers ». Elle compte à son actif la restauration de deux croix et l’édification d’une troisième. Un travail de sauvegarde du patrimoine que ces catholiques accomplissent entièrement à leurs frais pour « redonner de l’espoir aux gens et parce que ces calvaires sont issus de notre héritage français ».

Ainsi, en mai dernier, Pierre et ses amis passent soixante heures à restaurer la croix située le long de la voie rapide entre Reims et Châlons-en-Champagne. À l’origine, il s’agissait d’une petite croix en métal de 50 cm, « complètement délabrée » et envahie par la végétation. N’étant pas réparable, le groupe choisit de repartir sur « quelque chose de neuf et beaucoup plus beau ». Le cœur à l’ouvrage, les bénévoles vont « élaguer l’ensemble de l’espace autour du calvaire, refaire un trou, y couler du béton pour sceller une croix en bois de 3 mètres de haut ».

 

Las, quelle ne fut pas la désagréable surprise en repassant devant, le week-end dernier, celui consacré aux Journées européennes du patrimoine, de constater que le calvaire avait été scié dans la nuit de samedi à dimanche et le reste de la croix posé au sol. « Elle doit peser une cinquantaine de kilos et, pour y accéder, il faut marcher 500 mètres à pied, on ne peut pas se garer directement à côté, donc les personnes qui ont fait ça ne pouvaient pas la remporter », précise Pierre.

L’année précédente en mai 2021, l’équipe avait installé un calvaire sur le chemin de Compostelle qui passe à Reims et, une semaine après sa pose, des personnes avaient tenté de l’incendier. « Il est finalement resté intact car du bois massif ne brûle pas aussi facilement, on a réparé les traces de feu, mais cela prouve qu’il y a des gens dérangés par le fait qu’on restaure ou installe des calvaires », résume-t-il.

Contactée par Boulevard Voltaire, Anne-Sophie Frigout, députée (RN) de la Marne déclare : « En France, nous constatons une flambée des dégradations de lieux de culte et calvaires chrétiens. Aucun territoire n’est épargné. Ces actes sont révélateurs d'une haine de notre culture, de notre patrimoine, et plus généralement de notre pays, qui prospère depuis des années dans l'indifférence de ceux qui nous gouvernent. Il est temps que ces actes ne soient plus pris à la légère. » La députée devrait prochainement rencontrer Pierre pour évoquer ce sujet.

Quant à la suite à donner à une éventuelle plainte, le président de l'association ne l'envisage pas encore. S'il souhaite avertir l'opinion publique de ces faits, pour autant, il fuit le « discours victimaire ». À la désolation, il préfère l’action : « Pour ne rien vous cacher, on va en refaire trois au même endroit juste pour le symbole ! » Prenant l’exemple de la colline des Croix en Lituanie, où des calvaires étaient plantés en souvenir des patriotes déportés et morts en Sibérie, Pierre raconte qu’à chaque fois que le régime soviétique ordonnait de les détruire, les Lituaniens venaient les replanter en pleine nuit. Déterminé, il conclut : « On ne va pas faire comme les gauchistes, pleurer, se plaindre ou demander des réparations, on va refaire des calvaires ! »

Picture of Iris Bridier
Iris Bridier
Journaliste à BV

Vos commentaires

35 commentaires

  1. Les fameux « libres penseurs » doivent se satisfaires de ce type d’agissement gratuit…
    Décidément l’homme ne nait pas juste et bon !

  2. « Il est finalement resté intact car du bois massif ne brûle pas aussi facilement »
    Oh, ils auraient du utiliser un mégot de cigarette.
    Non seulement cela aurait brûlé, mais en plus on aurait retrouvé le mégot dans les cendres et ainsi clamer que c’était un accident, genre promeneur qui a jeté son mégot mal éteint par hasard.
    On en a eu la preuve il y a quelques années, puisqu’un simple mégot a provoqué un incendie dans ‘lune des plus belles cathédrales du pays….

  3. « des personnes avaient tenté de l’incendier. « Il est finalement resté intact car du bois massif ne brûle pas aussi facilement »… Sauf pour Notre Dame de Paris !

  4. Entre les islamistes, la licra, les laïcistes, les incultes et les imbéciles il va y avoir du boulot !,Après presque deux millénaires, la France, avec sa civilisation et sa culture gréco-romaine et judéo chrétienne qui lui fut tant enviée, vit ses derniers instants. Elle est moribonde avant comme d’autres cultures et cultes qui l’ont précédé, de disparaitre définitivement.
    Le futur ne connaitra certainement plus que la Chine et sa civilisation éternelle face à la doctrine islamique !

  5. Ces courageux reprennent l’exemple de la colline des croix en Lituanie ! À chaque destruction de calvaires, ils seront reconstruits ! Soutien total pour ma part !

  6. Silence des élus et de la presse .Encore une fois ceux là affichent leur mépris quand on attaque les symboles chrétiens .Toutfois bravo à ces jeunes qui ne baissent pas les bras , puissent ils en entrainer d’autres et de plus en plus .

  7. Courage les jeunes et félicitations pour votre engagement, surtout ne cédez rien à ces forces diaboliques, le jour viendra où la force divine les vaincra.

    • Préserver culture et patrimoins est une chose, croire aux fariboles religieuses en est une autre : les musulmans disent exactement la même chose que vous.

      • Vous n’avez visiblement lu ni le nouveau testament ni le coran pour affirmer une stupidité pareille. Ou alors vous faites preuve d’une mauvaise foi phénoménale (sans mauvais jeu de ot)

  8. Heureusement qu’il y a des gens comme eux pour défendre notre culture. Une mosquée un peu dégradée, un musulman insulté et on a droit aux gros titres des médias. L’acharnement contre les chrétiens en France passe inaperçu. Bientôt ce ne seront plus les calvaires ,mais les chrétiens qui seront attaqués, voire tués dans leur propre pays. Y aura t’il plus de réactions de la part du gouvernement ? Pas sûr. Une guerre de religion enfle doucement mais sûrement chez nous. Les catholiques feraient bien de se préparer à se défendre plutôt que sans arrêt tendre l’autre joue.

  9. En France, on peut tout se permettre contre les chrétiens, en toute impunité, à commencer par brûler des cathédrales !
    Et des forêts fournissant le bois des croix…Et des voitures pour la Saint Sylvestre !!!!!

    • Une cathédrale dont on ne saura jamais comment ces poutres centenaires ont pu brûler en si peu de temps.

      • Quand on lit « Il est finalement resté intact car du bois massif ne brûle pas aussi facilement, », la réponse à la question de l’origine de cet incendie est trouvée, est là. C’est un peu comme tous ces feux de forêts à répétition, qui reprennent même une fois fixés. Et aux journalistes ensuite d’annoncer qu’un pompier volontaire serait à l’origine de l’incendie. Qui donc était l’allumeur volontaire à Paris, pour la cathédrale ? Un simple fumeur (touriste ?) qui laisse négligemment son mégot volontairement sur une poutre vieille de plusieurs siècles ? Comme disait G. Orwell « Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire ».

  10. Triste, cette absence de commentaires Mis à part les jeunes courageux cités dans l’article, on peut se demander s’il reste quelques chrétiens dans notre pays!

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