Gaîté Lyrique : des migrants « mineurs » reconnus majeurs par la préfecture

Leur majorité a été « reconnue » par les services sociaux de la ville de Paris
200 MNA à la Gaîté Lyrique
@Boulevard Voltaire

Depuis le 10 décembre 2024, environ 250 migrants occupent la Gaîté Lyrique, un lieu culturel parisien. Se présentant comme des mineurs non accompagnés (MNA), ils revendiquent un hébergement et un accès aux services sociaux. Cependant, la préfecture de Paris affirme que ces individus ont été reconnus majeurs par les services compétents, remettant en question leur statut de mineurs. Les dégâts sont là. Cette occupation a contraint la Gaîté Lyrique à suspendre ses activités, entraînant des pertes financières significatives. De leurs côtés, les autorités locales et les associations peinent à trouver une solution face à cette situation complexe, pire qu’un sac de nœuds, la trêve hivernale s’ajoutant à l’équation. Ce n'est pas la première fois – mais au moins la huitième - que des migrants occupent des lieux culturels, à Paris, pour revendiquer des droits. Des occupations similaires ont eu lieu à l'Académie du climat, au Centquatre-Paris et à la Maison des métallos. La situation actuelle à la Gaîté Lyrique s'inscrit donc dans une série de mobilisations visant à attirer l'attention sur la situation des migrants à Paris. De son côté, la mairie de Paris rejette la faute sur l’État pour trouver des solutions d’hébergement aux illégaux.

La préfecture affirme la majorité des occupants

Selon la préfecture de Paris, les 250 migrants occupant la Gaîté Lyrique ne sont pas des mineurs étrangers isolés, comme le prétend le Collectif des jeunes du parc de Belleville. Leur majorité a été « reconnue » par les services sociaux de la ville de Paris, ce qui remet en question leur statut de mineurs non accompagnés et, donc, leur droit à rester sur le sol français. Patrick Bloche, premier adjoint socialiste d’Anne Hidalgo, a parallèlement déclaré « ne pas avoir de locaux vides » à disposition des occupants du théâtre. Ces migrants ont reçu le soutien du directeur de la Gaîté Lyrique, qui a indiqué que l’ensemble de la programmation serait suspendu « jusqu’à nouvel ordre ».

 

 

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La préfecture de police de Paris n’est pas la seule à reconnaître la majorité des illégaux. France terre d’asile, association spécialisée dans la gestion de centres d’hébergement des demandeurs d’asile (CADA), a aussi validé leur majorité. Toutefois, de nombreux migrants ont fait appel de cette décision auprès du juge des enfants, d’après les informations recueillies par nos confrères de BFM Paris Île-de-France.

Nos journalistes agressés par les occupants

Le juge serait inspiré de tenir compte de leur comportement. Lors de notre reportage sur le collectif, nos reporters ont été violemment pris à partie. Plaqués contre un mur par un membre du collectif, ils ont été rejoints par plusieurs MNA (mineurs non accompagnés) très agressifs physiquement, les autres scandant : « Pas de quartier pour les fachos ! » L’un de nos journalistes s’est vu arracher et voler son téléphone, tandis qu’un micro leur était confisqué. Un agent de sécurité a permis leur exfiltration, mais une fois dehors, ils ont été à nouveau encerclés et bousculés. Ils auront attendu une demi-heure pour récupérer leur téléphone.

Plus tard, en filmant devant le théâtre pour témoigner, ils ont été sommés de partir par les agents, ces derniers estimant qu’ils avaient déjà été protégés « des griffes de ces enfants ». Le collectif a publié un communiqué justifiant l’incident par leur principe de rejet des « fachos » et omettant les violences commises. Ce type de revendications dans des lieux publics, soutenues par des militants, vise souvent à exiger des logements financés par les contribuables, une stratégie qui semble porter ses fruits.

 

Vos commentaires

47 commentaires

  1. Voilà une avancée « majeure » ! Et après ? Mention spéciale au directeur du théatre, qui scie la branche sur laquelle il est assis, sans considération pour les impôts des parisiens !

  2. Bon, maintenant assez causé Retailleau/Darmanin: il avait été dit « renverser la table », alors qu’on la renverse, et vite.

  3. La loi doit être respectée par les Français !! Les autres peuvent faire ce qu’ils veulent en toute impunité du moment qu’ils sont des étrangers illégaux !! Et on c’étonne des résultats du RN

  4. Des mineurs isolés qui sont majeurs mais en France ils y en à pleins des MNA qui sont majeurs gràce à la LDH.

  5. Des gens rentré illégalement dans le pays, exigent des aides, un toit, un accès gratuit aux soins médicaux, des droits de toutes natures. Et on s’étonne encore de la faillite de l’Etat

  6. ¤ ¤ Migrants (ah ces gentils oiseaux migrateurs qui survolent notre pays !)

    Vous aussi, comme la plupart de vos confrères, vous nous parlez de ” migrants ”, ce qui constitue une manipulation insidieuse autant que scandaleuse du langage !

    Ce vocable – qui n’existait pas en français ! – est en effet un décalque emprunté de l’anglais, créé pour maquiller la réalité car il s’agit, en fait, le plus souvent, de clandestins qui se sont illégalement introduits dans notre pays et non de gentils oiseaux migrateurs auxquels ce vocable renvoie de manière subliminale.

    Le vocable “migrant ” n’existe pas en français ( Le grand Robert n’en fait pas mention ) Ce mot est anglais et a été adopté en français (par décalque) dans un but – idéologique – bien précis qui est, au moyen du fourre-tout qu’il constitue, de maquiller la réalité en mélangeant sous une même appellation les immigrés légaux et les clandestins qui sont légion.
    Cela s’appelle noyer le poisson., mélanger l’huile et le vinaigre…

    Mais rares sont les français qui recherchent l’origine et la raison d’être de ce terme introduit en contrebande dans un but subversif de dissimulation de la réalité.

    Cela participe de la manipulation du vocabulaire que la gauche sait si bien pervertir afin de dissimuler ses méfaits. Exemple : le vivre ensemble qui a fait suite à l’assimilation, puis l’intégration, puis l’inclusion devenues, les unes après les autres à tour de rôle, fallacieuses et irréalistes.

    En cela, comme beaucoup de naïfs, vous autres journalistes – qui ne devriez pas utiliser aveuglément le vocabulaire trafiqué de la gauche – contribuez, de façon insidieuse, à pousser la poussière sous le tapis, ce que font consciemment beaucoup de pressetitués et de « belles âmes »  de gauche irresponsables, généreuses avec l’argent des autres…

    La charité dévoyée et scandaleuse que véhicule ce terme trompeur – qui témoigne de la dégradation de la pensée et de la langue -, vous sera-t-elle reprochée ?
    On peut en douter …

    Il y a là un usage magique et perverti du vocabulaire car, chargé d’affects ce terme vise à masquer la réalité en l’édulcorant !
    «  mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ! »

    Spengler et Toynbee ont démontré que les principales causes du déclin des civilisations étaient endogènes, parmi lesquelles la perte d’identité, de sens, et l’appauvrissement de la langue en tant que symptômes de ce long processus de déclin –
    « Les civilisations meurent par suicide, non par meurtre » (Toynbee).

    Mais la vérité m’oblige à dire que les sites qui se disent de droite auxquels j’adresse ce billet afin qu’ils cessent de tromper leurs lecteurs censurent cette vérité qu’ils ne veulent pas admettre.

    Quelle lâcheté de leur part !
    Quelle malhonnêteté intellectuelle !
    La vérité leur fait peur …
    Honte à eux !

  7. Désolant. C’est l’épisode en cours qui souligne notre impuissance. Et pas le dernier. La France —ou plus exactement ses dirigeants— a accepté d’être saucissonnée dans un filet de traités, de conventions, d’accords, qui la paralysent. A l’intérieur, nous avons encore le Conseil d’Etat, le Conseil constitutionnel. En Europe, la Commission et la CEDH veillent. On peut ajouter le locataire de L’Elysee à la liste. Amis lecteurs, ne rêvez pas! Ce n’est pas Bayrou et consorts qui vont s’attaquer au problème, ils n’en ont pas la carrure. La France ne peut que poursuivre son chemin vers l’abîme.

  8. C’est ce genre de manifestations qui nous rappellent que nous sommes en France où tout est permis si on n’est pas français

  9. On marche sur la tète(Ce type de revendications dans des lieux publics, soutenues par des militants, vise souvent à exiger des logements financés par les contribuables, une stratégie qui semble porter ses fruits.)Nous allons céder de nouveau, et les attirer! Profitons en pour laisser nos anciens dépérir piteusement dans nos Hépads sans ressources

    • Bientôt bun scénario à la Mayotte. Les français n’en peuvent plus de payer pour ces chances pour le pays.

  10. Je suis étonné qu’on ne nous ait pas encore forcé à quitter nos appartements, nos maisons pour que tous ces gentils migrants puissent s’y installer.
    Mais vu l’accélération de l’immigration cela ne saurait tarder

  11. Relisez le camps des saints – Ce sont des MNA ( mineurs indiens) qui déroutent le bateau….. car ils ont droit à l’adoption….

  12. Tout cela, n’est que la suite logique de la lâcheté des français électeurs et élus depuis des décennies.

  13. J’ai 70 ans. Si je veux bénéficier des orestations versées aux femmes enceintes suis-je obligée de fournir 1 certificat médical attestant que je suis enceinte ? Suis-je obligée de faire 1 test de grossesse ? Si oui, n’est ce pas de la discrimination ? Pourquoi certains peuvent-ils coûter 50 000 euros par an au contribuable français sans avoir à prouver que leur état le justifie ?

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