L’ancien terroriste J.-M. Rouillan à la fac : le ministre répond « bourses » !

Mardi après-midi, Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur, est enfin sortie du relatif incognito dont elle bénéficiait jusque-là. Tout juste si l’on dressait l’oreille lorsque son nom était évoqué ici ou là, en se demandant qui elle pouvait bien être par rapport à Bruno Retailleau. Rien, si l’on en croit Challenges, qui avait dressé un portrait de cette physicienne, professeur d’université, lorsqu’elle avait décroché sa timbale ministérielle en mai 2022. Mardi, donc, cette injustice a été réparée grâce à une question du député LR Patrick Hetzel au sujet de la conférence donnée par l’ancien terroriste d’Action directe Jean-Marc Rouillan, la semaine dernière, à l’université de Bordeaux. La réponse du ministre pourrait se résumer en un mot : lunaire ! La réponse d’une personne dépositaire de l’autorité de l’État qui ajoute du scandale au scandale.
Un député LR interpelle la ministre sur l'intervention du terroriste Jean-Marc Rouillan à l'Université de Bordeaux. Elle répond "liberté académique". Le député choqué. pic.twitter.com/o0AEuWhRyC
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) April 4, 2023
Car, effectivement, la conférence donnée par Jean-Marc Rouillan, le 28 mars dernier, dans les locaux de la faculté de Bordeaux est un scandale. Sur fond d’occupation illégale par des extrémistes de gauche de tout poil opposés à la réforme des retraites, à leur invitation, ce criminel condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité en 1989, et de nouveau condamné en 2016 pour apologie du terrorisme, a donc pu donner une « conférence » en tout impunité sur la « question de la prison et de la répression », selon Le Figaro.
Rappelons tout de même qui est Jean-Marc Rouillan. Né en 1952, il fut l’un des fondateurs et le leader du groupe terroriste d’extrême gauche Action directe, qui revendiqua 80 attentats et assassinats sur le territoire français entre 1979 et 1987. À son bilan, on compte l’assassinat de l’ingénieur général de l’armement René Audran, abattu par huit balles de 11.43 alors qu’il rentrait chez lui, le 25 janvier 1985. Et celui de Georges Besse, PDG de Renault, assassiné le 17 novembre 1986. Les auteurs de ces crimes : Jean-Marc Rouillan, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani. À l’ouverture de leur procès, en octobre 1988, Xavier Raufer, bien connu de nos lecteurs, écrivait, dans L’Express : « Pourquoi, précisément, Georges Besse est-il mort ? C'est le point sur lequel Rouillan et ses camarades vont axer leur défense "politique" : les assises sont, après tout, la dernière tribune qui leur reste pour faire leur propagande. » Le crime, l’assassinat, bras armé d’une idéologie. Et une idéologie qui bénéficiait de toute une « logistique », tout un environnement de soutien, comme l’expliquait le criminologue, toujours dans L’Express. « Outre leurs avocats, les détenus d'AD ont également à leur service, pour les alimenter en arguments politiques, une cellule de réflexion composée d'une dizaine d'"idéologues". Elle est dirigée par un coordinateur qui maintient le contact avec eux, leur fournit des livres (récemment encore, des ouvrages de... Staline), rédige des notes, prépare des dossiers… » Condamné, Rouillan passera 28 ans en prison. En 2018, à l'occasion de la sortie de son livre Dix ans d’Action directe. Un témoignage, 1977-1987, aucun véritable repentir, lorsqu'il déclarait : « Nous avons échoué. Il est impossible de le nier. Mais il est essentiel de se pencher sur la nature de cet échec. »
Ce rappel historique pour comprendre à quelle généalogie idéologique se raccrochent les militants d’extrême gauche qui ont invité Rouillan à venir s’exprimer dans l’enceinte de la faculté de Bordeaux.
Alors, on ne peut qu’être abasourdi par la réponse faite par le ministre Retailleau au député Hetzel : « Autonomie des universités […] On travaille pour garder le calme […] pour éviter les blocus […] permettre cette liberté académique […] C’est un travail quotidien […] Ce que nous venons de faire sur les bourses […] Les annonces récentes sur nos étudiants… » Bla-bla-bla... Devant la représentation nationale, on attendait un ministre. On a eu un mauvais CPE. Une réponse du même tonneau que celle faite à la question de la députée RN Caroline Parmentier, il y a deux semaines, au sujet du tableau à caractère pédopornographique, par le ministre de la Culture Rimal Abdul-Malak. Rimal Abdul-Malak qui, justement, était assise à côté de Sylvie Retailleau, ce mardi 4 avril. Pas de hasard. Ces deux-là se sont bien trouvées.
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53 commentaires
Cela fait déjà de très nombreuses années que Jean-Marc Rouillan circule, quasiment librement, pour « porter la bonne parole » aux groupuscules extrémistes de gauche à travers la France. Il ne faudrait quand même pas oublier que le groupe Action Directe, dont Rouillan fut le « père fondateur », est également responsable de l’assassinat, le 31 mai 1983 avenue Trudaine à Paris, de deux gardiens de la paix Emile Gondry et Claude Caïola. L’un des tueurs de l’avenue Trudaine, condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité, vit aujourd’hui librement en Algérie sans jamais avoir purgé sa peine. Les gouvernements successifs depuis la date de cet assassinat n’ont jamais réclamé l’extradition de Mohand Hamami, sans doute au nom des bonnes relations diplomatique avec Alger. Par lâcheté et sans doute par idéologie, la ministre de l’enseignement supérieur préfère plonger la tête dans le sable plutôt que s’opposer à la venue de Rouillan dans des locaux universitaires.
N’oublions pas enfin que cet individu et son groupuscule révolutionnaire a longtemps bénéficié de la mansuétude des socialistes mitterrandiens, qui ne se sont véritablement réveillés de leur complaisance qu’à l’heure des premiers assassinats commis par ces « libérateurs prolétariens ».
Pas de doute, non seulement il faut être inconsistant pour accepter un ministère en macronie mais, en plus, il faut en faire la démonstration publique. C’est donc maintenant chose faite pour cette malheureuse Mme Retailleau qui n’a vraisemblablement pas la moindre idée de ce qu’est le poids de sa charge mais qui sait, comme aucune autre, offrir d’incontestables garanties au sujet de sa nullité.
Le gouvernement Macron ,la 7eme compagnie en vadrouille .Plus nul que ça tu meurs !!!!
C’est tout un art de tenter de faire passer des vessies pour des lanternes. Tout le gouvernement est à l’avenant et ne surtout pas faire porter le chapeau à Borne. Car c’est Macron qui décide des choix. Le ministre du travail : il faut le faire, choisir un personnage à la voix de coq châtré pour défendre un telle réforme face à une opposition virulente ! Le ministre de l’Education Nationale : il faut le faire, choisir un personnage favorable au wokisme, qui prend plaisir à développer le transhumanisme dans les écoles au détriment des enseignements fondamentaux. Le ministre de la Justice : il faut le faire, choisir un personnage proche de la délinquance, qui ne voit dans l’insécurité qu’un sentiment et qui est en confrontation avec la magistrature ! La secrétaire d’Etat Schiappa : il faut le faire, tolérer un personnage qui se vante de parties à trois, qui n’hésite pas à s’afficher sur une revue portée par une société où il est notoire que la drogue circule à volonté et que la femme n’est qu’un objet commercial. La ministre de la culture : il faut le faire, discriminer injustement des médias et les faire chanter sous prétexte d’un défaut de pluralisme. Etc . Vous remarquerez, dans ces choix, une ligne de conduite : la déconstruction de nos institutions par leur dévoiement.
Un assassin qui se pavane ! Assassinats politiques ou non, un assassinat est un assassinat et doit être puni à la hauteur du mal. Terrible inversion des valeurs. Les fous sont à la manœuvre. Ce pays s’enfonce dans le néant idéologique ! Y aura t-il un sursaut ?
Quand aux valets macroniens, il ne faut rien en attendre.
apologie du terrorisme même pas condamnée par la ministre, on s’étonne que les forces de l’ordre soient attaquées en permance après l’autorisation de ces discours dans les universités.il y aura bien quelques aliénés pour reproduire ce type d’action, que fera t-on alors ? On comptera les tués ? et on condamnera à perpétuité, celui qui ressort après 28 ans et était condamné 2 fois à la prison à vie.
Madame Retailleau est-elle ministre de l’enseignement supérieur? il semble que oui. Assume-t-elle cette responsabilité? il semble que non. Oserait-on parler d’une erreur de recrutement?
Voyez dans quel état notre petit Macron a mis la France ! Même ses ministres sont plus nuls les uns que les autres . Notre pays est entrain de sombrer , et ils ne s’en rendent même pas compte .
Et si on faisait tout simplement une échelle de valeur des diplômes en fonction de leur année et lieu d’obtention ?
Les établissements dans lesquels il y a eu ce genre de troubles de retrouveraient avec une ou deux années sacrifiées.
Il suffit de mettre ce système en place avant la clôture des affectations de parcours sup et les bons éléments ne seront pas lésés.
Vous appeler cette dame un ministre, je ne sais pas ou vous êtes allé cherché ce titre , alors que cette femme n’a même pas la stature d’un sous-ministre ou d’un fonctionnaire de troisième zone .
Tous les mêmes ces Ministres, choisis pour leur nuisance et leur haine de la France. Souvent français de fraiche date et totalement aux ordres du fossoyeur en chef Macron. Donc rien de bon pour tous les domaines. Je plains nos enfants de ce qu’il restera de notre pays dans 4 ans.
La « Liberté Académique » autoriserait-elle aussi un « néo-nazi » à faire une conférence dans les universités ? Déjà que Zemmour ou la Droite en général n’y est pas admise… Il faut pour pouvoir faire une dédicace d’un livre et une réunion ensuite il faut faire intervenir le tribunal en référé… Mais tout ce qui est de gauche, fusse extrême, ça c’est la « Liberté Académique »… Plus bête qu’elle, tu meurs !
Il n’y a plus de qualificatif pour ce genre de Ministre hors sol, incompétent et lâche
Cette ministre, Madame Retailleau, a eu un grand moment de solitude, à ne pas en douter un seul instant. En effet les faits sont incontournables . Il faut bien y voir le niveau des ministres du gouvernement Born sous les ordres de notre grand timonier Macron qui donne le ton. Si on rajoute notre ministre de l’intérieur qui vois des Anglais partout le tableau est complet, pauvre France..
Un gouvernement de clowns, aussi incompétents qu’arrogants ! Dans quel état sera notre pauvre France dans 4 ans ? Entre le pognon de dingue dilapidé on ne sait où et le saccage de nos valeurs morales, la décadence de cette France qui fut 6ème puissance mondiale ne peut que se poursuivre. Tous ces jeunes cerveaux qui quittent la France l’ont bien compris et pendant ce temps d’autres populations issues d’une autre civilisation déferle chez nous. Quel avenir ! Et bien sûr, il n’y aura jamais de coupables, à croire que lorsqu’on politique on est d’office jugé irresponsable …. Bon peut-être sauf un peu pour les élus de droite et de façon certaine pour ceux « qualifiés » d’extrême droite par les bobos islamos gochos, …