Le dérèglement climatique, première cause de migration ? Faux !

« La première cause de migration est le dérèglement climatique. » Tel était le message qu’était venu passer Pascal Canfin, mercredi matin, sur CNews. L’écologiste et eurodéputé Renaissance l’a martelé à plusieurs reprises face à un Pascal Praud sceptique, s’appuyant sur la crédibilité de « tous ceux qui travaillent sur le sujet », à savoir la Banque mondiale et l’ONU… « Si vous voulez qu’il y ait moins de migrants demain, alors, il faut diminuer les causes de migration et lutter contre le dérèglement climatique », a-t-il soutenu.
Pour Pascal Canfin, «la première cause de migration est le dérèglement climatique», dans #HDPros pic.twitter.com/0vhnxx9P0E
— CNEWS (@CNEWS) May 29, 2024
Quelle réalité y a-t-il derrière les déclarations de M. Canfin ? Est-ce réellement le « dérèglement climatique » qui motive l’essentiel des flux migratoires entrants ? « Oublions les chiffres. On ne va pas faire une querelle de chiffres », botte-t-il en touche, dès le début de la séquence. Eh bien, si, justement, regardons les chiffres. Il se trouve que l’INSEE en donne de très intéressants. Selon l’institut national de référence, c’est l’immigration étudiante qui représente la plus grande part du flux migratoire en France (32,4 % des titres de séjour délivrés), devant l’immigration familiale (31,7 %), l’immigration pour motifs humanitaires (14,6 %) et l’immigration économique (13,3 %). Les questions environnementales jouent donc un rôle très marginal, voire dérisoire, dans l’immigration actuelle.
Des propos manipulatoires et anxiogènes
Quid des cautions scientifiques citées par l’écologiste ? Là encore, l’examen des faits contredit sévèrement Pascal Canfin. Si le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) évoque bien la possibilité « qu’en 2050, plus d’un milliard de personnes dans le monde pourraient être exposées à des risques climatiques », la Banque mondiale rappelle qu’il ne s’agit là que d’une hypothèse et, surtout, que les millions de personnes qui seraient alors poussées à migrer le feraient « à l’intérieur de leur propre pays ». Nuance.
D'où il sort ses 260 millions de réfugiés climatiques en 6 ans ?
2022, année record pour les déplacés suite à désastre (inondation, sécheresse, etc), c'est 32,6 millions de déplacés INTERNES ! Restent dans leur pays les déplacés climatiques.
Banque Mondiale : 216 millions ➡️ 2050 https://t.co/uhVLiLthh4 pic.twitter.com/gIm2x7EZ5l— Knight Death Devil (@Dureresthard) October 4, 2023
L’ONU se montre tout autant mesurée, bien loin des affirmations catastrophistes du militant français. « On aborde peut-être ce phénomène, qui reste modéré, avec exagération et faisons des projections peut-être trop hâtives sur la gravité et la certitude du phénomène, peut-on ainsi lire, sur le site de l’organisation internationale. Il est trop tôt pour dire avec certitude que les changements climatiques auront des effets dévastateurs et pour affirmer qu'ils entraîneront des migrations massives sans précédent. […] Même dans les pires scénarios, le niveau des mers devrait, selon les prévisions, augmenter de dix centimètres par an au maximum. Les populations se sont adaptées à des incidents beaucoup plus graves sans pour autant émigrer vers des pays lointains sans retour. » ONU : 1 - Pascal Canfin : 0.
Un missionnaire vert sans scrupules
Pourquoi venir à la télé pour assener des contre-vérités ? Parce qu’aux yeux des écologistes, la question environnementale n’est pas encore suffisamment prise au sérieux. Ce sont toujours le pouvoir d’achat, l’immigration et l’insécurité qui trônent en tête des préoccupations principales des Français. Alors, il faut jouer sur les peurs. Caricaturer la réalité. Gonfler les chiffres. Tous les moyens sont bons pour faire avancer la cause verte, y compris l’instrumentalisation cynique de la question des migrants.
Il faut bien comprendre que pour ces militants, l’écologisme est une religion. Sa déesse est Greta Thunberg, sa bible est le rapport annuel du GIEC et ses hérétiques sont les « complotistes », « anti-science » et autres « climato-sceptiques ». Le blasphème est bien évidemment interdit et vaut excommunication. C’est ainsi qu’en 2022, Radio France a annoncé sa conversion à l’écologisme radical et prévenu que toute remise en cause du dogme sur son antenne serait proscrite. « Nous nous tenons résolument du côté de la science, en sortant du champ du débat la crise climatique, son existence comme son origine humaine. Elle est un fait scientifique établi, pas une opinion parmi d’autres. » Amen.
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33 commentaires
Attention à votre titre: P. Canfin affirme- sans donner ses sources – que « l’augmentation » ( depuis quand? dans quelle proportion?) de l’immigration est d’origine climatique et non l’immigration en général. Les imprécisions nuisent à votre crédibilité. Amitiés.
Ce M. Canfin est une nuisance absolue. Il sévit d’ailleurs à Bruxelles. Comme plus que démontré dans plusieurs ouvrages de gens compétents, tels que MM Furfari et Gérondeau, l’écologisme est en effet devenu une religion qui vaudra bientôt si cela continue, la prison à ceux qui oseront remettre en question la multitude d’affirmations sans preuves selon lesquelles, entre autres, il n’y aurait jamais eu dans le passé de réchauffement climatique aussi fort que maintenant, et que ce sont les activités humaines qui en sont responsables. Les « effets dévastateurs » de l’optimum climatiqque du Moyen Age, pour ne citer que celui-là, restent à démontrer, quand au contraire le « petit âge glaciaire » qui a suivi a été responsable de millions de morts. Est il besoin de souligner que dans ces deux cas, les activités humaines n’ont eu strictement aucune influence.
Je m’élève en faux contre l’idée qu’il est trop tôt pour dire avec certitude que les changements climatiques auront des effets dévastateurs. Car ces effets dévastateurs sont déjà là sous nos yeux, pour qui sait regarder un peu plus loin que le bout de son jardin ou de sa rue… Dans certaines régions d’Afrique ou d’Inde, la température frôle maintenant les 50°C pendant la saison chaude et la vie y devient simplement invivable. Mais en effet, la déstabilisation reste pour l’instant relativement locale, loin de nos frontières de pays à climat tempéré. Et les millions de personnes qui sont poussées à migrer ne le font sans doute qu’à l’intérieur de leur propre pays. Pour l’instant.
Car leur souci premier n’est pas seulement un souci de pouvoir d’achat. C’est un souci de pouvoir (sur)vivre. Quand une catastrophe surgit à nos portes, nous ne rechignons pas en général à porter secours rapidement à ceux qui viennent de tout perdre. A minima, ne dénigrons pas les victimes du changement climatique qui vivent loin de chez nous, et soyons attentifs aux moyens de les aider, si possible, à mieux vivre en restant dans leur pays.
àloin de chez nous
« Quid des cautions scientifiques citées par l’écologiste ? » Scientifique et écologiste, deux univers incompatibles, au même titre que science et religion.
Ce sont ces sachants … qui nous avaient prédit la fin du monde pour les années 2020 , montée des eaux , paysages engloutis et tout le tralala .
Le 10 mai 2023, le ministère malien de l’Agriculture a mis en ligne un communiqué très positif sur la récolte de céréales en 2023-2024. Cette saison encore, elle devrait battre celle de l’année précédente (de 6 % exactement), « sous l’effet d’une expansion des superficies plantées, d’une météorologie favorable et d’une distribution améliorée des engrais aux producteurs ». Le Mali exporte désormais 10 à 15 % de ses céréales vers les pays voisins. En décembre 2022, le gouvernement a même décidé de les bloquer dans l’espoir de ralentir la hausse des prix en interne !
Les disettes subsistent au Sahel, mais beaucoup moins désormais à cause du climat qu’en raison de l’insécurité, qui gêne le travail des agriculteurs. C’est le cas au Niger. Dans ce pays, classé parmi les plus pauvres d’Afrique, les récoltes battent des records : + 69 % pour les céréales en 2022 par rapport à l’année précédente, avec une hausse d’un tiers de la superficie totale des cultures emblavées. L’insécurité alimentaire est causée par les islamistes et le manque d’engrais, bien plus que par la sécheresse.
[…]
Bonne nouvelle supplémentaire, le retour de la pluie au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Tchad va se pérenniser, sous l’effet du changement climatique. « Les terres se réchauffent plus vite que l’eau dans le golfe de Guinée, explique Luc Descroix. Cela rend la mousson plus forte
Canfin le gauchiste qui s’opposa a l’explusion d’un oqtf malien qui avait violée une gamine handicapé .
Canfin était dans l’avion qui partait pour Bamako en 2012 .
Le dérèglement climatique est probablement la cause de la prolifération de tous ces guignols inutiles qui nous gonflent à longueur de journée. Je suis pour l’écologie, mais pour une écologie intelligente par des gens intelligents et le problème est là.
J’ai une solution infaillible. Envoyer une navette spatiale avec les écolos à bord pour aller interdire au soleil de briller!
Bien sûr que c’est faux. Mais si les flux continuent, il faudra faire usage de nos armes pour les refouler.
Il est avenant et souriant ce petit Canfin et si bien dans son rôle: il vend du vent.
Il faut arrêter de nous prendre pour des andouilles
Si ce n’est la première cause migratoire, c’en est une très importante et ne tardera pas à devenir la première raison, entre autres et notamment l’attractivité des aides sociale de la France, n’en déplaise aux analystes hors sol.
Que des mensonges que les idiots utiles avalent à plein gosier
La première cause de migration, c’est que les nouvelles circulent très vite à notre époque numérique, et que même dans les coins les plus reculés de l’Afrique et de l’Asie, on sait maintenant qu’il existe un pays dirigé par des frappadingues, élus par d’autres frappadingues, qui accueillent tout ceux qui se pointent à leurs frontières, les logent avant même leurs propres citoyens, les entretiennent avec un tas d’aides magiques nommées APL, RSA, AME, etc…, leur payent des avocats (payés par le pays alors que le pays veut les virer), font venir leur(s) femme(s) et leurs gosses pour qu’ils se sentent bien, et les remettent en liberté plus vite qu’ils ne les arrêtent quand ils commettent des actes qui leur vaudraient le lynchage dans leur pays d’origine.
C’est absolument cela.
L’Australie a coupé les « aides ». Ca marche. Une mesure simple. La France dénonce les traités qui nous imposent de garder les migrants arrivés en Fraude. Si « on » proteste référendum, le peuple est encore, un peu, souverain. Que va faire Ursula ?