Meurtre d’une femme de 73 ans à Rennes : le suspect déjà condamné 24 fois 

L'individu, sorti de prison en décembre, a été condamné pour des affaires de vols, violences, agressions sexuelles...
@Asticoco/Wikimedia commons
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Une Justice défaillante ? Une semaine après le meurtre de Monique, 73 ans, dans son appartement de Rennes, un homme de 40 ans, « très défavorablement connu des services de police et de la justice », a été mis en examen pour « meurtre précédé ou suivi de crime (en l’occurrence le viol) » et pour « vol dans un lieu d’habitation ». Contacté par BV, le procureur de la République de Rennes précise, dans un communiqué, que le casier judiciaire du mis en cause « comporte 24 condamnations, pour divers types d’infractions : vols aggravés, violences aggravées, menaces, agression sexuelle, infractions routières et à la législation sur les stupéfiants ». Incarcéré en mai 2023 pour purger sa dernière peine, l’individu a été libéré en décembre 2024, « sans aménagement de peine ». Anthony Grelet, délégué au bureau départemental Ille-et-Vilaine d'Alliance Police nationale, contacté par BV, n'est malheureusement pas « étonné » du profil du suspect. « On a déjà eu affaire à lui par le passé. Il est connu du secteur par les policiers. C'est un SDF, un marginal mais propre sur lui. Quand on le croisait dans la rue, il était toujours en tenue propre avec un sac ou une valise. Il était connu pour plusieurs infractions mais jamais aussi graves », explique le policier.

Un meurtre barbare

Le 26 mars dernier, peu avant midi, les secours sont appelés avenue du Sergent-Maginot, à Rennes. Sur place, dans un appartement du rez-de-chaussée, ils trouvent le corps inanimé de Monique, 73 ans. La septuagénaire n’est alors plus « vêtue que de son soutien-gorge et d’un pull », précise le procureur. Le visage tuméfié et couvert de sang, la victime est en arrêt cardio-respiratoire. Et malgré leurs efforts, les secours ne parviendront pas à la réanimer.

L’autopsie réalisée sur le corps de Monique conclut que « le décès est consécutif au traumatisme crânio-facial, encéphalique et cervical ayant entraîné les nombreuses fractures constatées et les hémorragies méningées ». Autrement dit, la victime a reçu des coups d’une extrême violence, notamment au niveau du visage, qui ont entraîné la mort. Des témoins rapportent que des tâches de sang ont été découvertes jusque dans le hall de l’immeuble, preuve de la brutalité de l’attaque. « C'est un acte sauvage, constate Anthony Grelet, La violence des coups, les tuméfactions témoignent d'un acharnement. »

À cette violente agression physique s’ajoute une suspicion de viol. En effet, comme le rapporte le procureur, « outre le corps largement dénudé de la victime, les enquêteurs ont constaté la présence de deux emballages de préservatifs, dont l’un est vide », sur les lieux du crime.

Un marginal multi-condamné

Cinq jours après la découverte du corps de Monique, les forces de l’ordre ont pu, sur la base des témoignages et des images de vidéosurveillance, interpeller un homme de nationalité française, « connu pour être un marginal fréquentant une structure sociale proche des lieux ». Placé en garde à vue, l’individu nie « catégoriquement » les faits qui lui sont reprochés. Pourtant, son ADN a été retrouvé sur une bouteille d’eau, découverte dans un jardin mitoyen à l’appartement de la victime ainsi que sous les ongles de la septuagénaire. Par ailleurs, plusieurs témoins assurent le reconnaître sur photos. La tenue et le sac que portait l’auteur des faits ont enfin été retrouvés dans ses effets personnels. Confronté à ces éléments accablants, le suspect refuse toujours de donner des explications. À l'issue de sa garde à vue, l'homme a finalement été mis en examen par le juge d'instruction et placé en détention provisoire, « conformément aux réquisitions du parquet de Rennes ». L’hypothèse d’un deuxième suspect, un temps évoqué par des témoins, n’est aujourd’hui pas « vérifiée », assure le procureur.

Avec Alliance Police nationale, Anthony Grelet appelle à « un choc d'autorité ». « Les policiers sont déçus, voire parfois en colère, d'interpeller toujours les mêmes personnes. Il faut revoir la chaîne pénale et repenser les sanctions », conclut le policier.

Monique laisse derrière elle le souvenir d'une femme aimée de ses voisins, comme le rapportent nos confrères de la presse locale. Surnommée « Mamie » par les habitants de l'immeuble, cette ancienne infirmière aimait faire le ménage dans le hall, accueillir les nouveaux habitants avec des gâteaux et rire avec les enfants. Celle qui était « les yeux et les oreilles du HLM » n'hésitait par ailleurs pas à chasser ceux qui consommaient de la drogue dans la cage d'escalier.

Picture of Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

39 commentaires

  1. (NB – « des tâches de sang » : des taches -sans accent-, les tâches étant des travaux. « jardin mitoyen à l’appartement » : mitoyen de l’appartement. Merci). Ce mec est un rebut de la société. Avec un casier long comme le bras, pourquoi détention provisoire et non défèrement immédiat devant le juge ?

  2. Mis en « détention provisoire » ! !
    Il y a longtemps que ce personnage aurait dû être écarté définitivement de la société.

    « En détention provisoire » ? !!
    L’Etat est complice : ses lois permettent cette situation scandaleuse et ce crime épouvantable.

  3. Dégoûtant et répugnant. Comme les 2 lapidations de Nancy.
    Il fait5retblir la peine de mort pièces individus.
    Sont complices, tous ces politiques, juges, journalistes, intellectuels qui ont prôné et contribue à ce laxisme généralisé, qui viole et tuent le français.

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