[PEOPLE] Luchini et Pujadas dans Quelle époque ! : « un moment énorme »

Sur le plateau de Léa Salamé, David Pujadas et Fabrice Luchini lèvent le voile sur l'hégémonie culturelle de la gauche.
Capture d'écran France Télévisions
Capture d'écran France Télévisions

Samedi dernier, Léa Salamé recevait dans son émission hebdomadaire Quelle époque !, entre autres, Fabrice Luchini et David Pujadas. Deux invités qui, dans une émission décrite comme « un talk-show […] qui raconte notre époque et interroge notre société », ont parfaitement rempli le cahier des charges en levant le voile sur l’hégémonie culturelle de la gauche. On a même senti passer, sur le plateau de Léa Salamé, le vent de la récente déflagration de C8.

De chaque côté de la table, les deux invités phares se sont renvoyé la balle. Fabrice Luchini ouvre le match : il est « rare qu’un journaliste soit [de droite] à part quelques chaînes ». Une balle bien envoyée que David Pujadas ne manque pas de rattraper, il renchérit : « Globalement, les professions intellectuelles en France sont de gauche. » Voilà que tous les deux commencent un inventaire à la Prévert : « avocats, enseignants, chercheurs, magistrats, journalistes… » Vous avez dit monopole culturel ? Pour Pujadas, le vent semble tourner, puisqu’il explique (et comment ne pas y voir une allusion à la fermeture de C8 ?) que c’est la raison pour laquelle « l’irruption de médias de droite, de droite assumée, suscite une telle tempête ».

« C’est sûr », répond-il d’ailleurs à Luchini lui demandant s’il y a « une demande de chaîne de droite ». Et l’ancien présentateur du 20 Heures de poursuivre : « On pense souvent que c’est parce que ces médias existent que la France vire à droite. En vérité, c’est parce que la France vire à droite que ces médias existent, pour l’essentiel. » C8 ou CNews ou n’importe quels médias de droite ne seraient donc pas coupables de la montée des extrêmes ? Il semble qu’à eux deux, Luchini et Pujadas aient résolu le problème de l’œuf et de la poule, non sans interroger, s’il le fallait encore, la très démocratique décision de fermer C8.

« Oh, la vache, c’est très fort. On vit un moment énorme ! », poursuit Luchini, forcément, non seulement sur le service public, on reconnaît l’hégémonie culturelle de la gauche mais, en plus, on en serait presque à la déplorer !

 

 

Venant de Fabrice Luchini, ce n’était pas une grande surprise. Sur le plateau de France 2 où Pujadas officiait alors, il répondait déjà, goguenard, à la question de savoir de quel côté penchait son vote, qu'il « adorerai[t] être de gauche », mais que ces « qualités morales dans l’exemplarité […] c’est trop compliqué pour [lui] ». D’ailleurs, à un Dechavanne, encore bien alerte avant ses adieux aux plateaux, qui lui fait remarquer la cherté des places de son spectacle en carré or, il répond : « Je n’ai jamais dit que j’étais de gauche, moi ! » Tacle cinglant pour « l’exemplarité » du gauchiste Dechavanne !

 

 

Quant à David Pujadas, on a découvert au cours de l'émission l’estime mutuelle qui existe entre Michel Houellebecq et lui. Le romancier a encensé le présentateur dans son livre Soumission pour sa « fermeté courtoise » et Pujadas (qui a nommé sa boîte de production « Particules Productions », en référence aux Particules élémentaires) pense que « ses livres, quand les historiens regarderont ça dans 100 ou 200 ans, raconteront beaucoup ou autant de choses sur notre société que tous les sociologues du monde ».

Si Luchini interpelle « Et alors, la droite ? Ne la méprisons pas […] Nous ne pouvons pas les haïr », si Pujadas reconnaît une droitisation du pays face au monopole des intellectuels de gauche, alors peut-être qu’effectivement, « on vit un moment énorme » !

Vos commentaires

23 commentaires

  1. Luchini est plus qu’un génie qui pratique le second degré et une certaine distanciation sans que personne ne s’en rende compte.

  2. Je ne regarde pas, affaire de principe, un spectacle animé par les Salamé-Dechavanne-Caverivière. Si j’avais su qu’il y aurait Luchini, ce garçon-coiffeur qui dès les années 1972-74 il proposait un spectacle consacré à Céline, j’aurais fait une entaille au règlement ! Que Luchini n’ait jamais eu le césar du meilleur rôle en dit long sur le petit milieu du cinéma

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