Quand Trump se paye une frite sur le dos de Kamala

C’est le sketch hilarant (ou consternant) du week-end : Donald Trump faisant des frites dans un restaurant McDonald’s de Bucks County, en Pennsylvanie, et les servant, hilare, aux journalistes venus assister à la scène. Chemise blanche, cravate rouge, le tablier autour du ventre, le candidat à la présidence se penche au comptoir du « drive » et lance à la cantonade : « C’est Trump qui régale. » Et d’ajouter : « J’ai désormais travaillé 15 minutes de plus que Kamala, elle n’a jamais travaillé ici. »
— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) October 20, 2024
C’est la réponse du berger à la bergère. Dans sa course effrénée vers l’électorat populaire, la candidate démocrate s’est en effet vantée d’avoir, en 1983, alors qu’elle était étudiante, fait un job d’été chez McDo. Selon ses dires, Kamala Harris aurait « alterné entre la caisse enregistreuse, la friteuse et la machine à glaces d’un restaurant d’Alameda, près d’Oakland en Californie ». Ce qui suffirait à la ranger, il faut croire, parmi la classe ouvrière américaine.
« Fake news », crie le camp d’en face : Kamala n’a jamais bossé chez McDo ! D’ailleurs, l’entreprise n’a pu, pour l’heure, confirmer le moindre travail de la candidate. On ne trouve pas trace de Mme Harris dans les employés du McDo d’Alameda, cet été-là, et voilà Donal Trump, en bon communicant, qui saute sur l’occasion et se transforme en marchand de frites.
Oui, c’est le degré zéro de la politique. Mais l’Amérique, c’est ça !
À moins d’un mois des élections américaines, la chaîne W9 a proposé une série documentaire intitulée USA 2024 (à voir en replay). Au fil des épisodes thématiques, on découvrait une société au bord de la guerre civile où les citoyens fuient d’un État à l’autre pour échapper qui au wokisme outrancier, qui au rigorisme républicain. L’excès est partout, des concours où des obèses s’empiffrent jusqu’aux salons d’armes à feu où des gosses tirent au fusil d’assaut. La société explose de toute part, obsédée par la race et le genre – ou plutôt l’abolition du genre –, recyclant la tartufferie puritaine en totalitarisme woke, le seul réel objectif étant encore et toujours le business.
À ce jeu, Trump ne trompe personne : qu’on l’aime ou pas, il est ce qu’il semble être. Il en va autrement de son adversaire qu’un pseudo-job d’été chez McDo à l’âge de vingt ans ne suffira pas à transformer en élue du « petit peuple racisé ». À noter, déjà, qu’elle n’est ni afro ni prolo, puisque née d’un professeur d’université jamaïcain et d’une mère oncologue, originaire de Madras, dans le sud de l’Inde, et qui deviendra elle aussi professeur de l’université prestigieuse McGill à Montréal.
Le parti de l’argent n’est pas celui qu’on croit
Les sommes engagées dans la campagne américaine défient l’entendement. À noter que les démocrates pulvérisent les records, depuis quinze ans. Un article des Échos, en mars 2024, révèle que « Barack Obama avait déjà fait exploser les compteurs en 2008, avec une campagne chiffrée à plus de 750 millions de dollars, uniquement construite sur fonds privés ». On rappellera qu’elle est plafonnée, en France, à 23 millions d’euros.
La campagne de Biden, en 2020, a dépassé le milliard de dollars quand celle de Trump plafonnait à 800 millions. Celle qui l’avait porté au pouvoir en 2016 restait largement en dessous des 400 millions, quand celle des démocrates frisait les 600 millions. Le parti de l’argent n’est pas celui qu’on prétend.
Le 5 novembre prochain, comme à chaque scrutin maintenant, la bataille des comptes et décomptes de voix tiendra le monde en haleine. Et l’on apprendra sans doute qu’un autre record a été battu, pulvérisant celui de 2020 quand, « tous candidats confondus », il a été dépensé « plus de 10 milliards de dollars » pour la seule campagne.

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23 commentaires
En tout cas, Trump est capable non seulement de dérision, mais d’autodérision, ce qui n’est pas le cas de Harris.
Excellente scéance de com! C’est vraiment dans le style du personnage et il n’étonne guère dans le rôle de l’employé de mc do , c’est peut être cela aussi qu’il voulu faire passer . C »est à dire un gars qui est « cash » et auquel on peut faire confiance , il ne trompera pas son monde !
Alors bien sûr , Trump est un milliardaire mais vous avez parfaitement raison de noter qu’il y a beaucoup plus de milliardaires chez les démocrates que les républicains . Et ils donnent sans compter pour les lobbies LGBT, les gauchos et woke en tout genre , si bien que la communauté noire en a marre de servir de clientèle électorale d’ajustement et penserait sérieusmenet à voter pour le grand blond !
Les milliardaires démocrates en achetant ces groupes qui ont toujours le mot facho à la bouche, cherchent surtout à fractionner la société pour mieux engranger de leur côté !
C’est bien quand il fait le clown qu’il est le meilleur !
J’ajoute que Kamala avait « alterné » selon ses dires, moi, c’était comme Macron, « en même temps ». Nuance.
Ce que raconte Kamala est parfaitement plausible, je l’ai vécu aussi lors de mon tout premier boulot entre l’école et le service militaire, pendant deux mois avant de trouver autre chose en mieux. Je travaillais à Bruxelles, dans un grand magasin, Les Galeries Anspach, et je devais prendre les commandes pour le petit resto sur le pouce, aller au comptoir sandwiches pour répondre aux demandes et les préparer, aller au guichet du resto emporter les plats à servir ( L’Italien du guichet connait quatre mots de français « six heures moi fini » et je devais encore aller charger la machine à jus d’orange de l’autre côté du magasin. Tout jeune, j’avais déjà décelé que cette situation n’allait pas durer, et peu après le magasin à fermé. Voilà, j’ai un point commun avec la fameuse Kamala de la presse aux ordres.
À tout le moins, par sa sortie hilarante au Mc Do, Donald Trump a montré à Kamala Harris qu’il est, malgré ses milliards, plus près du peuple qu’elle, qui veut le faire accroire.
Très drôle
Quelle folie, ces dépenses ! Quand on pense à l’ère de la tv, d’internet, des réseaux sociaux, bref à l’ère de la communication, je trouve ça choquant. 10 milliards tous les 4 ans : de quoi faire vivre normalement 100 000 familles indigentes…
J’attends avec impatience la fin de cette pantalonnade à la sauce ketchup qui nous persécute quotidiennement depuis des mois
Trump ne manque pas d’humour, à la différence de Mme Harris !
Contrairement à l’insipide et mauvaise vice presidente Mme Harris , M Trump sait communiquer…pour le reste nous ne sommes pas américains!!!
En voilà un qui ne manque ni d’humour, ni de dérision …
C’est du Donald !
Personnellement, je lui souhaite d’être élu.
Je pense que Trump devrait s’en prendre au travail de sa rivale en tant que Vice-présidente et au président Biden qui aurait alimenté en millions de dollars la guerre en Ukraine sur le dos du peuple Américain. Les démocrates sont de dangereux va t-en guerre contrairement à Trump
Trump devrait gagner. Le seul détail qui peut faire foirer son élection, à part la fraude bien sûr, est cette remise en question de l’avortement, qui fait que l’électorat chrétien radical lui est acquis, mais qui dresse contre lui une partie de l’électorat féminin. A mon avis, il commet une erreur, car il aurait eu avec lui les chrétiens de toute façon, même sans cette concession.
Il a en tout cas donné son point de vue sincère. Ce serait effectivement dommage qu’il en soit puni.
Parce que vous croyez qu’il passe trop de temps au McDo et pas assez en politique ?
C’est lui faire injure, car même aux frites, il est en campagne !
Jusqu’à la dérive woke des Démocrates, l’hétérogénéité de ce parti était semblable à celle des Républicains. La différence s’est faite moins sur ces enjeux que sur celui, crucial, de l’orientation du budget fédéral, véritable raison de la polarisation actuelle.
L’industrie de défense, Big Pharma et les fonds de pension ont soutenu les deux partis, plutôt les Républicains jusqu’à l’ère Bush, puis seulement les Démocrates depuis Clinton. Les think tanks neocons qu’ils ont toujours financés, ont donc basculé à la même époque. Ce qui s’explique que les Démocrates soient désormais bien plus va-t’en-guerre que les Républicains. Quant à Trump, personnage volontiers et volontairement grossier et provocateur certes, son véritable tort, inexpiable, est de ne pas être le pantin de trois groupes d’intérêts majeurs.
Dans cette course à la présidence, elle est cuite. Chacune de ses interventions démontre qu’elle n’a pas le niveau.
Ne surtout pas faire semblant, et oublier de dire que tous les clients que Trump a servis, n’ont rien eu à payer, la note totale vient de la poche de Trump.
Évidemment, un détail pour lui…
Un geste pour les clients !
Ce n’est sûrement pas la « democrat » Kamala Harris qui aurait fait preuve d’une telle générosité !